
Bilan de mi-année 2026 : Le marché immobilier québécois se rééquilibre graduellement


BILAN DE MI-ANNÉE 2026 :
LE MARCHÉ IMMOBILIER QUBECOIS SE RÉEQUILIBRE GRADUELLEMENT
Source : Ce résumé est basé sur le balado Immobilier en mouvement et le Bilan de mi-année 2026 du marché immobilier résidentiel québécois, présenté par l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) avec Charles Brant, directeur de l'analyse de marché, et Hélène Bégin, économiste à l'APCIQ.
Le marché immobilier résidentiel du Québec poursuit sa transition vers un rythme plus équilibré après plusieurs années d'activité exceptionnelle. Selon le bilan de mi-année de l'APCIQ, les ventes diminuent progressivement, mais demeurent supérieures à la moyenne historique, tandis que l'offre de propriétés continue d'augmenter.
LES PRINCIPALES TENDANCES
Les ventes résidentielles ont reculé de 5 % au deuxième trimestre par rapport à la même période en 2025.
L'inventaire de propriétés à vendre a augmenté de 14 %, offrant davantage de choix aux acheteurs.
Les prix continuent de progresser, mais à un rythme plus modéré.
Les situations de surenchère sont en baisse, signe d'un marché qui retrouve progressivement un meilleur équilibre.
CE QUE CELA SIGNIFIE POUR LES ACHETEURS
L'augmentation de l'offre permet aux acheteurs de comparer davantage de propriétés, de prendre des décisions plus réfléchies et, dans plusieurs secteurs, de bénéficier d'un meilleur pouvoir de négociation. Toutefois, plusieurs marchés demeurent favorables aux vendeurs, particulièrement pour les maisons unifamiliales où l'inventaire reste limité.
LES MARCHÉS RÉGIONAUX
Le rythme du rééquilibrage varie selon les régions.
Montréal connaît une baisse des ventes et une hausse de l'offre, particulièrement dans le marché des copropriétés.
Québec demeure un marché très compétitif malgré un léger ralentissement.
Plusieurs marchés régionaux, dont Sainte-Adèle et Sainte-Agathe-des-Monts, continuent d'afficher une forte activité et une croissance importante des prix des maisons unifamiliales.
POURQUOI LE MARCHÉ RALENTIT-IL?
Plusieurs facteurs expliquent cette évolution :
une accessibilité à la propriété plus difficile;
le renouvellement des hypothèques à des taux d'intérêt plus élevés;
un contexte économique plus incertain;
un marché de l'emploi moins vigoureux;
un ralentissement de la croissance démographique au Québec.
LES PERSPECTIVES POUR LA FIN DE 2026
L'APCIQ prévoit un atterrissage en douceur du marché immobilier.
Les ventes devraient diminuer d'environ 6 % sur l'ensemble de l'année comparativement à 2025, sans correction importante des prix. Les maisons unifamiliales devraient enregistrer une hausse de prix d'environ 5 %, tandis que les copropriétés devraient progresser d'environ 2 %. Le marché devrait donc poursuivre son rééquilibrage de façon graduelle plutôt que connaître un retournement marqué.
En résumé, le marché immobilier québécois demeure solide. Les acheteurs profitent d'un choix plus vaste et d'un contexte plus favorable à la négociation, tandis que les vendeurs continuent de bénéficier d'une demande soutenue, particulièrement pour les propriétés bien situées et offertes à un prix réaliste.
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